Rechercher
  • Nanz

Ralentir, pour l'amour de la vie

Mis à jour : 26 août 2020

Comment savons-nous qu'il est temps de ralentir? À part se sentir épuisé la plupart du temps, voire grincheux, courir après les minutes et avoir cessé de profiter du processus de la vie elle-même?

Même dans ce cas, nous savons que nous devons ralentir, et le faisons-nous?


Souvent, nous apportons des changements majeurs dans notre vie quand un événement soudain et très horrible est venu s'écraser dans notre propre voyage de vie, nous frappant au visage pour nous réveiller très fort: un accident, la perte d'un être cher, un diagnostic soudain de maladie, etc. Pourquoi attendons-nous que cela arrive?


Je suppose que je pensais que la vie consistait à être occupée à m'accomplir moi-même, à y aller - go go go, et que c'est ainsi que nous y arrivions, au succès. J'ai développé cette habitude d'être occupée; s'il y avait un trou dans mon agenda, oui - allons-y! remplissons-le avec un autre engagement. Je me suis sentie dépassée plusieurs fois, mais je pensais que mon assiette devenait plus grande pour que je puisse en prendre de plus en plus - cela faisant partie de mon expansion. J'avais aussi le sentiment que ma vie était remplie ... et donc moins solitaire. J'étais tellement sur un rythme de vie de femme célibataire que j'avais même du mal à trouver des moments pour un rendez-vous galant!

Pourtant, pendant ce temps, je cherchais «The One»!

J'ai réalisé bien vite que j'avais besoin de faire de la place pour qu'Il se présente - et je l'ai fait - et Il s'est présenté dans ma vie.


En octobre 2017, nous avons commencé à sortir ensemble. En février 2018, nous avons emménagé ensemble. En mars 2018, nous nous sommes fiancés. En avril 2018, nous avons appris que j'étais enceinte - pour la toute première fois de ma vie! Quelle merveilleuse nouvelle (on ne savait même pas que c'était possible)! En juillet 2018, j'ai été transportée à l'hôpital parce que je perdais les eaux...


Après le premier jour d'hospitalisation, on m'a dit que j'y resterais un moment, car nous essayions de sauver le bébé (j'étais enceinte de 5 mois). Ne réalisant pas tout de suite toute l'ampleur du problèeme avec ma grosses, j'ai commencé à m'inquiéter. Mais de quoi vous pensez? De mon horaire; j'avais tellement d'événements à venir pour lesquels j'étais prévue - comme interpréter un cours de week-end complet pour 150 participants, à 2 jours de là! Voyons donc...


Je me souviendrai toujours du moment où le médecin m'a dit: "Là, tu vas devoir retirer de ton agenda tous les engagements et événements que tu as de prévus, et ce, jusqu'à ta date d'accouchement en octobre. Il sera important pour le bébé que tu te reposes et restes alitée" .


Euhhhhh. Non, je ne peux pas faire ça. Vous ne comprenez pas, docteur.


Mon cœur s'est mis à battre, mes yeux me sont sortis de la tête, mon esprit est devenu fou!

Im-pos-si-ble. Non. Je ne peux pas tout arrêter. Mettre ma vie en pause? Ça ne peut pas arriver.


Et bien oui. C'est arrivé. Il le fallait. Pour sauver la vie de mon bébé garçon ...


J'ai utilisé tout ce que j'avais pour passer d'un état de panique à me retirer de façon responsable de toutes les activités auxquelles j'étais engagée, en les supprimant une par une (les récurrentes aussi!) de mon agenda ... jusqu'en octobre.

Maintenant quoi? J'entreprends le grand jeu de sauver mon bébé. Comment? En faisant = RIEN DU TOUT.


Une toute nouvelle activité pour moi, que j'ai pratiquée pendant 10 jours d'affilée, à l'hôpital. Et puis un soir, le médecin est venu nous rendre visite pour nous donner des nouvelles pas si encourageantes et nous demander de faire le choix difficile de, soit A) continuer, en essayant de sauver le bébé et en risquant une infection utérine qui pourrait être fatale pour le bébé et pour moi aussi ou B) induire le travail pour donner naissance et perdre ainsi le bébé, car c'est trop prématuré pour lui de survivre. Malgré tout ce que j'aurai fait, c'est-à-dire rester au lit et ne bouger que pour aller aux toilettes, il n'y aurait pas de fin heureuse.. Et une partie au plus profond de moi savait que l'âme de notre petit garçon était une du monde - un grand être humain qui ne nous laisserait pas faire ce choix très difficile. Il naîtrait de son propre chef, sans que nous ayons besoin de forcer la naissance.

30mns plus tard, j'ai donné naissance à Bao, notre fils. Et comme ils l'avaient prédit, il n'a pas survécu.


Je ne suis jamais retournée à un emploi du temps aussi chargé depuis cet événement. En regardant de façon plus approfondie, on a vu qu'il y en avait une, fin heureuse: mon homme et moi, à travers cet événement si profondément triste et traumatisant, avons eu une énorme révélation, en ayant pu appuyer sur le bouton «pause» de nos vies. Et nous avons réévalué chaque engagement dans lesquels on était impliqués, et avons entrepris un véritable nettoyage. Supprimer ce qui ne nous passionne plus - réduire ou éliminer les activités qui nous causent stress et insatisfaction, transformer celles que nous voulions garder mais savions que le changement y était nécessaire, ajouter des événements qui sont alignés avec le type de style de vie que nous venions de redéfinir pour nous-mêmes.


Nous avons ralenti, quitté la ville et déménagé dans notre maison à la campagne, en pleine nature.

Mon chéri avait 2 emplois à temps plein; il en a quitté un pour se concentrer uniquement sur la gestion de son entreprise existante. J'ai quitté le mien et j'ai décidé de travailler à temps partiel dans un Spa à l'ambiance zen, près de chez moi. Nous nous sommes mariés et avons voyagé, puis avons eu un chiot. Et surtout, nous avons fait de l'espace pour simplement profiter de la vie.


On en rit encore quand on repense à l'allure de nos agendas, avant de perdre notre bébé; on y avait tous les deux à l'horaire une soirée par semaine intitulée «Lovers time», un moment pour nous deux pour passer du temps ensemble, à faire des activités de couple (un film, une promenade, etc.). Oh! Et on habitait ensemble en plus, on se voyait juste très peu tellement on était occupés!


On n'arrive encore pas à croire qu'on était tous les deux d'accord avec cet arrangement de se voir un seul soir/semaine à ce moment-là - on ne se rendait plus compte de notre beat de vie à 100 miles à l'heure tellement on y était habitués. Maintenant le fondement de notre vie, c'est nous, plutôt que nos activités. Être et faire ensemble des choses sans que ce soit un créneau horaire d'une soirée par semaine mise à l'agenda.


Ça fait exactement 2 ans de cela et on honore toujours le style de vie que nous avons créé à l'époque. Et ce fut dans ma vie une transformation vers le réel bien-être et de commencer à faire valoir le précieux de chaque moment, et d'en être présente.


Donc je pose la question encore une fois: pourquoi attendons-nous de réaliser que la vie est en train de nous passer sous le nez pour commencer à vivre pleinement? Commençons aujourd'hui, maintenant!, à en profiter, selon notre propre design de celle-ci, comme nous la voulons. Plus important encore, n'attendons pas un coup dur ou un coup bas, une maladie mortelle ou une terrible perte pour commencer à prendre le temps de vivre...


Chaussons dès maintenant nos souliers de bien-être! ;)


54 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout